Première partie en Nouvelle Zélande (20 au 26 janv.)
ou Aotearoa, pays du long nuage blanc en Maori
Auckland
3h de vol plus tard, nous voilà à Auckland.
C'est évident la Nouvelle-Zélande et l'Australie sont très loin des pays d'Amérique du Sud que nous avons visité jusque là. Nous nous disons que ces quelques semaines en Nouvelle-Zélande vont nous permettre de faire un break, l'air de rien ça fatigue de vivre dans un endroit si différent de ce que l'on connaît.
Nous passons quelques jours dans la ville la plus peuplée de Nouvelle-Zélande, le temps de récupérer de notre semaine en Australie et de décider de notre itinéraire... Nous restons 3 semaines dans ce pays et n'avons pas encore décidé de ce que nous allons y faire.

De notre hôtel, on voit la Sky Tower, une tour de 328m de haut qui s'illumine la nuit et change même de couleur parfois! Pauline pense quelle est rouge, Maïwenn quelle est blanche et il nous faudra plusieurs nuits d'observation pour comprendre qu'elle change de couleur dans la nuit.
Au centre ville, il a d'abord fallu comprendre comment fonctionnent les feux tricolores. En fin de compte c'est chacun son tour, les voitures dans une direction, dans l'autre, puis les piétons qui traversent dans tous les sens, et surtout en diagonale!
Ensuite, les enseignes en coréen ou chinois nous ont sauté aux yeux, et dans certains restaurants, magasins, cyber-café on n'entend pas un mot d'anglais.
Auckland est aussi une ville très nature, avec des parcs et des arbres en quantité et l'océan d'une couleur bleue-grise donne des envie d'escapade en voilier...
Les musées sont souvent gratuits ou fonctionnent sur le principe de la donation. Nous nous sommes régalées dans le musée commémoratif à la guerre d'Auckland, très riche et bien présenté. A chaque étage, un centre de découverte accueille les enfants avec de nombreuses activités : puzzle, observation au microscope, jeux éducatifs, ...

On pouvait y trouver des expositions sur la culture Maori et polynésiennes, une reconstitution des tranchées de la guerre 14-18, une collection d'hélices d'avion, d'armes et d'uniformes de la guerre 39-45, la révolte contre les essais nucléaires français (atoll polynésien, Mururoa) etc...
A la fin des 4 jours, nous avons enfin réussi à faire un choix : les rencontres que nous faisons sur place nous incitent à nous rendre (de préférence) dans l'île du sud, plus sauvage. Nous avons des envies de nature qui deviennent de plus en plus fort au fil des jours passés dans la grande ville. Il est temps de partir!
Nos boulettes
Ca y est on peut profiter de la vue. D'un coup Maïwenn devient blême, la pochette des passeports n'est plus dans son sac. Pendant le quart d'heure qui suit vous ne trouverez personne dans Auckland qui marche plus vite. Ils sont dans un cyber-café très fréquenté et elle ne se fait pas trop d'illusions, il va falloir passer à l'ambassade de France... A son arrivée dans le magasin, tout le monde se tait et la regarde (elle doit en faire une tête...). Un employé fini par lui tendre les passeports qu'ils ont gentiment mis de côté... Encore une fois merci à notre bonne étoile!
Au bout de quelques jours, il nous faut changer d'hôtel, et oui les filles il faut le dire si vous comptez rester une nuit de plus et avant 18h ça serait bien! (Ok ce n'est pas tout à fait vrai, nous avons prévenu le matin mais le gérant de l'hôtel s'est trompé de jour dans son agenda et a mis un point d'honneur à nous trouver un hôtel en remplacement).
En direction de l'île du sud
Il est 4h du matin, des gens rentrent de soirée lorsque nous partons. Les yeux toujours pas très ouvert nous arrivons à l'aéroport et notre avion n'est pas affiché, ça doit être un erreur. Encore la tête dans le brouillard nous enregistrons nos bagages à la machine automatique et décidons d'aller prendre un café pour comprendre ou est notre avion. Maïwenn veut absolument élucider ce mystère, elle regarde de nouveau sa carte d'embarquement et en une fraction de seconde, toute fatigue oubliée, elle comprend que le chiffre écrit n'est pas 6h30 mais 18h30. Un regard à gauche, Pauline n'a toujours rien remarqué pourtant elle regarde son titre de transport! Mais d'un coup elle percute « mais y a marqué 18h30! Ils ont du faire une erreur. Il faudrait peut être aller demander à l'enregistrement comment ça se fait, non? ». Euh, ce n'est peut-être pas la peine. Nous avons eu droit à un grand sourire et une confirmation que notre vol est bien à 18h30. Merci Maïwenn, ok tu n'aimes pas arriver en retard, mais il y a des limites!
Pour la peine nous investissons le hall de l'aéroport : ce canapé n'est pas assez près de la prise électrique, nous le déplaçons, un petit creux on s'installe à l'un des restaurants, quelques heures plus tard nous nous rendront compte que l'on a squatté la moitié des tables! Finalement nous n'avons eu aucun mal à tuer le temps.
Christchurch
Une ville très active, une ville de la fête, nous on préfère dormir et tester les lits de tous les hôtels du coin (si,si, on a réservé, sur Internet, mais notre demande n'a pas été prise en compte...).
Nous partons à la découverte des musées de la ville et encore là nous sommes surprise par la qualité des musées de ce pays, même l'Art Gallery met à disposition des enfants un ordinateur pour créer sa propre oeuvre... Nous nous sommes prises au jeu et les enfants ont eu bien du mal à nous en déloger.
D'autres (Canterbury Museum, Dyslexia Discovery Exhibit) savent jouer du cadre de la ville en reconstituant les rues du début du XXe ou en étant tout simplement à ciel ouvert.
Ce n'est pas tout mais il faut quand même s'occuper de la suite de notre voyage, nous nous lançons donc à la recherche du campervan de nos rêves! Ou plutôt la voiture de notre budget... Petite certes, mais elle nous donne la liberté que nous recherchions et va devenir notre maison pour 10 jours. Au pire, on a la tente (au moins cette fois on aura les sacs dans la voiture).
Les préparatifs du road-trip commencent : comment dormir dans la voiture, trouver une carte, préparer des menus avec des produits qui n'ont pas besoin d'être cuisinés. Au final, ce sera sandwichs au thon et nouilles chinoises (de l'eau chaude ça doit bien pouvoir se trouver, non?)
Côté pratique
Nous ne nous attendions vraiment pas à avoir le moindre problème pour utiliser Internet en Nouvelle-Zélande. Au final, ce n'était pas si facile que ça : tous les réseaux sont payant et assez chers. Nous avons ensuite découvert que la plupart des bibliothèques mettaient à disposition une connection WIFI pendant les heures d'ouverture et nous nous sommes souvent fait avoir en arrivant un jour férié ou un dimanche (c'est facile de perdre la notion du temps en voyage).