Cinquième semaine en Argentine (du 21 au au 28 déc.)
Ushuaïa
Après notre court séjour au Chili, nous revenons en Argentine et décidons de rejoindre la ville du Bout du Monde selon les argentins (mais ils ont peut-être oublié une petite ville chilienne un peu plus au sud...). Lorsque nous arrivons, il pleut à torrent, et, comme d'habitude, nous n'avions pas réservé d'hôtel, nous acceptons donc quand on nous propose de nous amener en voiture jusqu'à un backpacker. Dans cette ville ultra-touristique (mais non sans charme), l'une de notre première démarche sera de trouver l'hôtel le moins cher et il nous faudra un certain nombre d'essais avant de pouvoir trouver quelque chose.
Ici tout est cher, la nourriture, l'hébergement, les loisirs, ... Malgré tout nous passons quelques jours incroyables.
L'un de nos objectifs en Amérique du Sud était de passer l'équinoxe dans l'une des villes les plus au sud du monde. C'est le 21 décembre, jour le plus long de l'année dans l'hémisphère sud, ce jour là, la nuit noire n'existe pas. A la place nous observons alors dans le ciel des nuances de bleu étonnantes et nous passons donc cette soirée dans le port afin de profiter du spectacle.
Après avoir vu quelques beaux glaciers en Argentine et au Chili, nous décidons de faire une marche afin de profiter également du glacier local le Glacier Martial proche de la ville. Arrivées en haut, nous nous demandons (en regardant quelque chose qui n'a rien à voir) « tu crois que c'est ça le glacier ?», « non, je crois qu'il faut continuer à monter... » finalement ce que nous avions trouvé en bas était beaucoup plus impressionnant que le glacier en question, « ils ont osé appeler ça un glacier... ». Heureusement cette marche offre également une très belle vue sur Ushuaïa et son port, d'ailleurs elle est plus connue pour cette vue que pour son glacier mais nous l'apprenons plus tard en relisant le guide!
Rio Gallegos enfin pour nous ce sera Rio Galleros (et vogue la galère...)
Un 24 décembre original mais inoubliable... La magie de Noël tarde à venir cette année mais sera finalement sera présente comme tous les ans.
Nous venons de passer la journée dans le bus, dans notre guide touristique nous avions repéré un petit hôtel apparemment convivial, les débuts y sont cependant un peu rudes : « Eh souriez c'est noël quand même! ». Bon nous ne nous laissons pas abattre facilement c'est parti pour la mission du jour : trouver notre repas de Noël, en effet avec les passages de frontières nous n'avons pas pu faire les courses avant ou ils auraient tout gardé pour eux sous prétexte de quarantaine. Un petit tour dans un Carrefour®, rien ne nous plaît ils ont des rayons immenses mais rien dedans. Nous trouvons finalement un supermarché dans la soirée et là encore faire un choix est difficile, ils n'ont pas de bûche de Noël, et rien qui nous rappelle les fêtes à la française, ni saumon, huîtres, plats cuisinés ... En plus Maïwenn se fait virer du magasin. Pensant que Pauline n'avait pas d'argent pour payer le repas de noël (à la diète ce soir c'est quand même un peu trop pour nous) elle se bat pour re-rentrer malgré le vigile qui lui barre le passage. Après une altercation entre deux vigiles (« Euh c'est noël, ça vous dit quelque chose? »), l'un d'eux fini par la laisser rentrer alors que l'autre le menace... Pendant ce temps, Pauline, qui ne s'est rendue compte de rien, décide finalement de faire sa propre bûche, une invention de dernière minute et le plat principal sera une tarte avec pleins de légumes! A l'hôtel, nous rencontrons une hôtesse de l'air belge et passons la soirée avec. Nous partagerons sa charcuterie, son fromage et notre bûche accompagnée de cidre...
Au moment d'aller se coucher vers minuit, miracle! Des feux d'artifice explosent dans toute la ville, enfin quelque chose qui nous montre que le argentins fêtent Noël.
Puerto Madryn
Nous continuons notre route vers Puerto Madryn. Cette ville en bord de mer est la ville d'entrée dans la Peninsula Valdés. Nous y passons quelques jours. Le plaisir de retrouver un peu plus de chaleur et la mer nous nous y promenons plusieurs fois. Un long embarcadère permet de s'avancer sur la mer. Là-bas nous y rencontrons un marin qui nous parle de la péninsule et de ses animaux (éléphant et lion de mer, orques, baleines, dauphins, pingouins et compagnie), il nous donne aussi un bon conseil pour qu'on puisse observer des lions de mer. Le lendemain nous y retournons, les lions de mer sont là et nous restons un bon moment à les observer, ils viennent la journée dormir sur une sorte de plate forme. Nous en voyons trois et c'est vraiment des bêtes énormes! Pouvoir profiter un peu de la mer, nous fais vraiment du bien.
Puerto Pyramides (Peninsula Valdés, 3600 km2, 400km de côte)
La Peninsula Valdés est une réserve naturelle qui regorge de nombreuses variétés d'animaux marins et oiseaux. L'une de notre première surprise est de constater la différents tarifs à l'entrée pour locaux et étrangers, le prix est multiplié par 10! Une fois ce péage passé, il y a un petit musée avec un squelette de baleine, des explications sur les animaux, ...
Arrivée à Puerto Pyramides, nous décidons de nous arrêter dans le camping municipal. Encore aujourd'hui, nous ne savons pas s'il était payant ou gratuit, nous avons pris le parti de croire qu'il était gratuit.
Pour profiter de cette réserve, nous décidons de faire une balade. Là encore on nous dit que le chemin est simple et qu'il n'est pas possible de se perdre! Il suffit de tourner une fois à droite puis toujours tout droit, il n'y a qu'un chemin vous ne pouvez pas le louper! « Tu parles, tu l'as essayé le chemin? » Nous avons suivi les instructions, jusqu'au virage à droite tout allait bien, et là surprise : nous tombons sur au moins 5 chemins différents de même gabarit et aucun ne va tout droit... Nous nous demandons ce que nous avons bien pu zapper dans les instructions de la guide, nous étions pourtant toutes les deux sûres de notre coup cette fois!
Nous marchons donc en ayant un doute sur notre destination mais arrivons à bon port, comme quoi, tous les chemins mènent à Rome!
Le passage des frontières
Entre la Terre de Feu Argentine et la Patagonie Argentine , 4 postes frontière. A notre arrivée nous avions attendu au moins une heure à chaque poste, cette fois-ci, un 24 décembre, les gens avaient sans doute mieux à faire et les formalités passent beaucoup plus vite, surtout avec des officiers des douanes portant des cornes de cerf ou des bonnets de père noël...
Dans le bus, un contrôleur vient nous demander les passeports alors que nous dormons comme des pierres. Ca ne devait pas être évident, (pourtant nous avions les yeux bien fermés et un temps de réaction proche de 15 minutes par mouvement), car il insiste et fini par demander au bout de 5 minutes de recherche de passeports infructueuse et les yeux fermés, « Mais, tu dormais? » « Non, tu crois? », il est 8 heures du matin et étions debout depuis 4 heures . Nous donnons toujours nos passeport en même temps, il ne devait être très réveillé lui non plus car il prend le passeport de Maïwenn en regardant attentivement Pauline et celui de Pauline en observant Maïwenn sans se rendre compte de la méprise alors que pourtant nos photos sont quand même bien différentes. Par la suite d'autre contrôleurs feront la même erreur et nous finiront par nous demander si le fait de passer beaucoup de temps ensemble te fait ressembler à la photo de passeport de l'autre.